Ce soir The Maine est de retour dans la capitale pour une nouvelle dose de bonne humeur et de positivité avec leur album You Are OK; Découvrez à leurs côtés, Stand Atlantic.

Stand Atlantic

La dynamite Pop Punk Stand Atlantic met directement le sourire aux lèvres et du rebond dans les Vans. Le groupe joue une belle setlist avec 9 chansons dont une bonne partie de l’excellent Skinny Dipping. Lavender Bones, Lost My Cool ou encore Speak Slow sont au programme. On ne laisse pas Sidewinder dans un coin grâce à Chemicals et Coffee at Midnight.

Bonnie Fraser domine la scène telle une panthère prête à bondir de sa cage, ou plutôt sur les amplis. Les fans non plus ne tiennent pas en place et organisent une belle stage invasion, à l’ancienne; un joli tombé de rideau.

The Maine

« Whatever you are, however you are, where ever you are, you are 8123 & you are OK ». The Maine nous donne une nouvelle fois rendez-vous sous le signe de la positivité, de l’acceptation et de la bienveillance. Un écran au centre de la scène nous dévoile un groupe cherchant son reflet dans des morceaux de miroir brisé. Plus unis que jamais avec leur public, ils partagent ce soir une connexion rare et authentique qui fait plaisir à voir. Revoir The Maine, c’est un peu des retrouvailles familiales.
Il y a les petites têtes habituées de la première heure, les amoureux des pogos, les émotifs assumés venus entre amis et les nouveaux esprits qui ne demandent qu’à être conquis. The Maine a réussi à faire de leurs concerts un endroit où on se sent en sécurité, accepté et déconnecté. Cette belle parenthèse musicale s’ouvre sur Slip The Noose, chanson tirée du dernier album : « I was on the verge of breaking down. Then you came around and not a second too late. » (« J’étais sur le point de m’effondrer mais tu es arrivé(e) et pas avec une seule seconde de retard.« )
De cet opus, on redécouvre sur scène Flowers on the Grave, Heaven, We’re Already Here, My Best Habit, Numb Without You et Tears Won’t Cry (Shinjū). Mais parce qu’un emo ne part jamais vraiment en retraite, on se laisse totalement embarquer retour vers le passé avec Fucked Up Kids.

Si The Maine est toujours chaleureusement accueilli par son public français, on aura rarement connu une ambiance aussi festive. Ça tombe bien car sur cette tournée John O’callaghan a prévu une petite session de danse dans le public. Il désigne du doigt quelques chanceux (ou malchanceux) à fin de s’inviter au cœur du circle pit pour une démonstration. Personne n’est épargné et le chanteur va débusquer les petits malins pensant se cacher au fond de la salle : « Je sais que beaucoup se mettent au fond en pensant être tranquilles, mais pas ce soir. » La macarena s’invite même au Trabendo. So Rock’n’roll…

Il ne s’arrête pas là. Alors que vient le moment d’assurer (Un)Lost en solo, il fait chanter les fans, se plaignant du silence trop important dans la salle. Il s’agit bien évidemment d’une blague pour réveiller la foule. Il se dit qu’il ferait peut-être mieux de chanter des reprises d’autres groupes qu’on connaîtrait sans doute mieux avec une pointe de défi dans le regard. C’est sans compter sur la réactivité de la salle qui commence à chanter très fort All The Small Things de Blink-182. Le chanteur essaie alors d’accompagner les fans sur une succession de titres qui semblent tout droit sortis d’une Emo Night. S’enchaînent alors All Star de Smash Mouth, Frère Jacques (un choix qui a l’air de désespérer John, c’est vrai que pour l’ambiance Emo Night on repassera pour le coup), Sk8ter Boi et Grilfriend d’Avril Lavigne avant de finir sur l’hymne absolu Welcome to the Black Parade. Le frontman sait comment tenir une salle et gardera ce tempérament drôle et intéressé pendant tout le concert, faisant participer le public à tout moment. Un état d’esprit qui correspond pleinement à la bienveillance du groupe à l’image de Am I Pretty ou How Do You Feel.

La setlist ne s’attarde pas longtemps sur les premiers albums mais il faut dire que cette décision est inévitable quand on fait tourner un groupe depuis 13 ans. Cela permet à The Maine de nous proposer également une setlist différente de lors de son dernier passage au Flow. L’album qui venait tout juste alors de sortir et aujourd’hui bien maîtrisé par tout le monde et les paroles ont eu le temps de prendre plus de sens en chacun de nous.
A la fois amusant et plein de tendresse, ce concert est sans doute le meilleur que le groupe aura fait dans notre capitale. On regrettera seulement l’absence de Pat Kirch. Le batteur attend en effet un heureux événement : la naissance de son premier enfant.

Le show se termine en douceur à l’image de l’album avec Flowers on the Grave . Une fin que l’on trouvera peut-être trop berçante pour boucler une soirée aussi festive mais qui nous laissera tout de même du baume au cœur pour repartir dans nos demeures respectives.

Setlist

Slip the Noose
My Best Habit
Like We Did (Windows Down)
Inside of You
Don’t Come Down
Heaven, We’re Already Here
Am I Pretty?
Fucked Up Kids
Bad Behavior
Lonely
How Do You Feel?
(Un)Lost
Tears Won’t Cry (Shinjū)
I Must Be Dreaming
Lovely
Black Butterflies & Déjà Vu
Numb Without You
Flowers on the Grave

Notre interview de John O’Callaghan et Garrett Nickelsen est toujours disponible juste ICI.

Un commentaire sur « Live Report : The Maine @ Le Trabendo . 21/02/19 »

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