Live Report : Halsey @ Palais des Sports de Paris . 17/02/19

Sorti il y a quelques jours, Manic s’invite déjà sur scène pour un show époustouflant prévu pour marquer les esprits. Rencontre avec Halsey, ou devrions-nous dire : Ashley.

Pale Waves

Pale Waves, groupe d’Indie Pop tout droit venu de Manchester, débarque sur scène avec sa douce énergie dansante entre musique Pop acidulée et voix nonchalante dans l’esprit de The 1975.
Les deux groupes partagent par ailleurs le même label et ont travaillé récemment ensemble pour l’écriture d’un de leur titre. Sur la setlist de cette tournée européenne, on retrouve 8 chansons dont les plus anciennes Television Romance, There’s A Honey ou encore My Obsession.

Pour prévenir l’arrivée d’une vague de slows commençant par My Obsession, ¨Pale Waves se moquent gentiment d’eux-mêmes: « but we’re a band of fuc**ng emos ( = nous sommes un groupe de p**ain d’émos). Ils nous bercent en douceur en attendant l’arrivée d’Halsey. On regrette le manque de luminosité sur cette première partie complètement noyée dans une l’obscurité et un éclairage rouge vif peu flatteur.

Halsey

Halsey a prévu encore une fois de nous épater ce soir : éclairages, écrans géants avec escaliers pivotant permettant à la chanteuse de s’élever dans les airs, courts-métrages, tenues diverses… On est même directement accueilli par les flammes de l’Enfer sur Nightmare. Son succès, Halsey ne l’a pas volé et elle compte bien nous montrer l’étendue de ses talents. Si l’artiste est une chanteuse et danseuse hors-pair, elle confie au court de la soirée sa grande faiblesse de toujours : le sport. Quand on la voit réaliser 2 heures de show sur scène et à plusieurs mètres du sol, on peinerait à la croire. C’est avec fierté qu’elle prend tout de même conscience d’un de ses dons : l’écriture.
Toutes les chansons de Manic, c’est elle qui les a écrites. Heureuse d’avoir enfin réalisé un album pour son propre plaisir, elle confie au passage que pour se satisfaire, elle se doit de tous nous satisfaire; une ambiguïté qu’elle dépeint joliment dans Clementine « I don’t need anyone, I just need everyone. » (Je n’ai pas besoin de quelqu’un, j’ai juste besoin de tout le monde). Beautiful Stanger fait partie de ses chansons qui aura su également nous chambouler bien qu’allant à contre pied de l’extravagance jouissive du show. Pour cela, elle sort la guitare acoustique et les téléphones s’allument dans les airs; moment émotion. Ce fossé des styles sans doute désiré par la chanteuse, permet un émerveillement permanent durant le show.

Halsey semble ce soir plus conquérante et épanouie que jamais. Elle ne ressasse pas ses peines mais décide de nous montrer qu’elle tient les rênes et sait où elle va. Pourtant la vie en tournée laisse des vides. Elle partage un autre bout de son histoire à travers une anecdote drôle mais touchante : difficile d’avoir de la compagnie par téléphone quand le décalage horaire nous met des bâtons dans les roues. Une introduction au poil pour 3am. Malgré la solitude, la jeune femme ne manque pas d’amour en en offrant toujours plus à son public. En plus de ses histoires personnelles qu’elle partage, Halsey comme à son habitude descend dans la fosse en plein set pour chanter parmi les siens.

Autre moment que l’on attendait avec impatience : la rencontre avec la cowgirl vengeresse de You Should Be Sad, titre poignant country qui n’oublie pas de nous tirer quelques pas de danse au passage. Ce concert, c’est également l’occasion de retrouver de vieilles amies telles que Ghost ou New Americana et Colors.

Avant de se lancer dans un rappel de 3 chansons, Halsey tire sa révérence sur 929 expliquant la raison de ce titre. Elle remonte en selle pour interpréter Ashley, Gasoline (une de nos chouchoutes de l’artiste) et Without Me.

Halsey aura su mettre le feu à la scène en proposant un show à la hauteur des plus grandes Diva de la Pop tout en gardant une impressionnante intimité et connexion avec le public; le meilleur des deux mondes.

Setlist :

Nightmare
Castle
Heaven in Hiding
Eyes Closed / Die for Me
You Should Be Sad
Haunting
Forever … (Is a Long Time)
Dominic’s Interlude
I Hate Everybody
Colors pt. II
Colors
Walls Could Talk
Bad at Love
3am
Finally // Beautiful Stranger
100 Letters
Is There Somewhere
Killing Boys
Hold Me Down
Clementine
Graveyard
929

Rappel :
Ashley
Gasoline
Without Me

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