Avec Manic, Halsey diversifie son répertoire musical avec ce qui ressemblerait presque à un recueil de poésies personnelles. La première chanson, dont l’intro onirique nous fait entrer dans la bulle de la chanteuse, nous présente Ashley, de son vrai nom, en toute intimité.
Epuré, Manic ne s’encombre pas de sonorités superflues. La musique moins élaborée aux premiers abords permet de se concentrer d’avantages sur les paroles et laisse les mots prendre tout leur sens.

Crédit photo: AIDAN CULLEN

Un son plus simple mais varié. L’artiste tente de nouvelles expériences musicales intéressantes et surtout, surprenantes. On retrouve ainsi une jolie ballade au piano avec Forever … (is a long time) et la simplicité d’une guitare acoustique sur Finally // beautiful stranger. Se frottant à la Country, à la Pop, au Rock (avec le très bon Nightmare), Halsey survole les genres pour peindre au mieux ses émotions avec sincérité. La chanteuse que l’on a aperçu au concert de My Chemical Romance le 20 décembre dernier à Los Angeles semble même s’être inspirée du groupe et de sa Black Parade pour la rythmique d’I HATE EVERYBODY.
Halsey passe par tous les états : tristesse, amertume, déception… A travers cette chanson, elle annonce avec son titre en lettres capitales son besoin de s’exprimer haut et fort. Say it louder for the people in the back.

Elle ne mâche plus ses mots et ce nouvel album arrive telle une bénédiction pour la chanteuse et pour celui qui prête l’oreille. Elle dévoile tout et atteint des sommets avec ses chansons comme le dit John Mayer sur 3am: “Your.. your best song is the song that’s currently on the radio. How many people can say that? That their best song is the one that’s currently about to be a massive hit. It’s already a hit, it’s just gonna get more massive. How many people can say it? Not very many. Congratulations!”.

Avec You Should Be Sad, elle se transforme en cowgirl cosmique et rend hommage à des femmes fortes et indépendantes telles que Lady Gaga, Christina Aguilera, Shania Twain ou encore Taylor Swift. Il est facile de cantonner une artiste féminine à ses conquêtes masculines. Une femme qui étale un peu trop ses émotions ce n’est jamais vraiment bien vu, n’est-ce pas ? Allez dire ça à d’autres. A l’image de Taylor, Halsey reste authentique et continue à partager ses histoires personnelles mais en tenant les rênes. Who run the world?

Halsey continue cependant d’apprendre. Still Learning finit de peindre ce portrait tout en nuances et rend la star plus humaine que jamais. Derrière les strass et les paillettes, la jeune femme n’est pas si différente de vous et moi.

Pour rythmer cette histoire musicale, elle fait intervenir Dominic Fike, Alanis Morissette  et SUGA pour 3 interludes dispersés tout au long de l’album; des choix surprenants qui encadrent parfaitement cet album tout en liberté, sans frontière et sans filtre.

On démarre l’album en faisant tomber le masque qui révèle la femme, on le finit en donnant vie à l’artiste.
929, un titre fort de sens pour Halsey, née un 29 septembre à 9H29. Il boucle l’album et met fin aux craintes de la chanteuse. Se dévoiler autant n’est pas chose aisée mais son album est enfin là et Manic est un bébé très bien réussi.

Pour voir comment cette oeuvre prend vie sur scène, rendez-vous le 17 février au Dome de Paris.

Toujours en ligne : retrouvez notre live report de son passage à l’Olympia en 2018.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s