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Un petit coup de blues en ces jours de reprise ? Rassurez-vous, on vous a gardé une petite surprise bien au chaud, l’interview d’un groupe qui vous donne la banane… Don Broco !

Nous avons rencontré Matt Donnelly et Simon Delaney à Paris lors de leur venue plus tôt cette année afin de discuter de leur dernier album Technology,de leurs clips décalés mais également de sujets plus graves au cœur de l’industrie musicale. Ne restez pas plus longtemps dans l’ignorance, découvrez immédiatement cette interview :

Connaissez-vous Don Broco ?

Salut les garçons. Quel plaisir de vous retrouver de nouveau sur Paris. Pour ceux qui auraient manqué votre dernier concert dans la capitale et ne vous connaissent pas encore très bien, dites-nous : Qui est Don Broco ?

Matt : Question difficile… Nous sommes 4 mecs venant d’Angleterre qui aimons passés du bon temps et créer de gros riffs et sons. (Rires)

Afin de mieux comprendre votre art et vision de la musique , pouvez-vous nous dire comment avez-vous travaillé sur « Technology » ?

Simon : Cet album a été écrit pour la scène, c’est vraiment dans cet esprit qu’il a été construit. Nous avons vraiment réfléchi à comment nous pourrions le jouer en live.
En comparaison à l’album précédent, celui-ci envoie du plus lourd, il y a clairement plus d’énergie. C’est un peu la ligne conductrice qu’on s’est efforcé de suivre tout au long de l’album.

MUSIQUE ET « TECHNOLOGY »

On dirait bien que vous avez pas mal de choses à dire à propos des réseaux sociaux et des nouvelles technologies. Qu’est-ce qui vous a donné envie de soudainement travailler sur un album plus protestataire ?

Matt : Je pense que c’est simplement notre humeur du moment…

Simon : Nous étions en colère !

Matt : Tellement en colère…(Rires). Rob est le principal parolier mais je pense que je ne m’avance pas trop en disant qu’il s’agissait principalement de relater ce qui nous arrivait à nous et à nos amis proches à ce moment précis de nos vies.
Les réseaux sociaux, ou même la technologie en général, sont tellement ancrés dans le quotidien de chacun… Quand tu écris un album, tu parles de ces choses qui te trottent dans la tête et je ne vois pas comment nous aurions pu passer à côté d’un tel sujet quand on sait qu’on ne peux plus vivre sans. Tous les jours, tu choppes ton téléphone et le premier truc que tu fais quand tu te réveilles, tout comme la dernière chose que tu fais avant de te coucher, c’est de le regarder. Peut-être que c’est une bonne chose ou peut-être que non. Je ne sais pas…

Ne pensez-vous pas tout de même que la technologie et les réseaux sociaux peuvent gravement nuire à la musique et surtout à l’interaction humaine pendant les concerts ?

Simon : Complètement ! Ça reste assez difficile quand tu vois les deux cotés de la chose. Quand tu es dans la fosse et que tu vois les gens filmer tu as envie de les secouer et de leur dire « Whao mais qu’est-ce que tu es en train de faire? ».
Puis d’un autre côté, les réseaux sociaux sont essentiels pour l’évolution d’un groupe car une personne qui filme, ce sont des milliers de personnes derrière qui peuvent te voir sur Internet et pourront se dire « Regarde moi ça. Ils sont géniaux. Je suis en train de manquer quelque chose mais au prochain concert, j’irai et je les verrai. » Donc oui, il y a vraiment deux mondes…

Matt : Je pense que c’est surtout quelque chose sur lequel on devrait tous se mettre d’accord à l’avance : pas de téléphone en concert.

Simon : Ou alors on autorise à filmer 30 secs du concert…

Matt : Voilà ! Chacun à 30 secs à n’importe quel moment. Ça serait super si chaque artiste, chaque musicien, à chaque concert pouvait dire : pas de téléphone ou alors soyons claire là-dessus.

MONEY, POWER, FAME… ET FOUTAISES

« Technology » traite de la suprématie dans l’industrie musicale. On peut très clairement comprendre cela à l’écoute de « Come Out To L.A ». Avez-vous déjà vécu ce type de problème dans votre carrière avec peut-être vos labels ou managements ?

Matt : Hummm, clairement, oui cette chanson parle de ça. Je pense que la plupart des groupes de notre scène ont vécu ce genre d’expérience.

Simon : Quand tu es un jeune groupe les labels te racontent des histoires du style « Vous irez à L.A. Vous écrirez une chanson en une seule session. Vous allez devenir énorme. » Tout ça… ce sont des conneries !

Matt: (Rires) C’est définitivement quelque chose que l’on a vécu comme beaucoup de nos pairs et c’est très intéressant car personne ne parle vraiment de ça. Personne ne l’ouvre et dit clairement les choses telles qu’elles sont. Quand tu es dans un groupe ce n’est pas tout rose. Tu ne fais pas quelques chansons et gagnes plein d’argent comme ça. 

Vous vous sentiez donc plus libre au niveau artistique ?

Matt : Complètement.

Simon : Nous n’avions jamais rêvé d’écrire ce genre de chanson… (Rires)

Matt : Mais oui nous l’étions de bien des façons. Maintenant nous sommes dans un label différent qui nous laisse une plus grande liberté artistique. Nous pouvons prendre nos propres décisions, ce qui en définitive est ce que nous avions toujours voulu.
Je pense aussi que d’une certaine manière tu gagnes aussi en liberté dans le sens où toi-même tu es plus expérimenté. Tu ne peux être que plus confiant avec deux albums à ton actif et réaliser que « oui, tu peux le faire ».

J’ai réellement l’impression que la rythmique a une place particulièrement importante dans votre style. La basse et la batterie envoient toujours du lourd…

Matt : Oui, elle l’est. Ça vient juste naturellement. Nous ne pensons pas vraiment à ça à vrai dire. Si ça nous semble bien alors c’est bon. On ne force pas. Si on ne le sent pas alors on passe tout simplement à autre chose. Si nous aimons vraiment l’instrumental, que notre tête commence à se balancer toute seule, alors on sait que les gens vont s’éclater sur ces chansons et qu’elles leur feront du bien. Ça aide vraiment à créer une bonne ambiance et c’est ce que nous aimons.

POURQUOI CET AIR SI SERIEUX ?

Vos clips sont toujours très drôles et positifs. Cet esprit très « feel good »est-il une condition non négociable dans le processus de création de vos vidéos ?

Matt: Complètement. Une des choses les plus importante dans le fait d’être un groupe c’est que l’on voit beaucoup de personnes se prendre vraiment trop au sérieux.
Il ne faut pas oublier que la musique c’est quelque chose qui se fait par passion.
C’est très amusant et nous prenons notre musique très au sérieux mais c’est également très important pour nous et nos fans de posséder un certain sens de l’humour en tant que groupe et de ne pas avoir peur de faire des vidéos cheap pour être drôle.
Regardez un groupe comme Foo Fighters : il s’agit d’un des plus gros groupes de tous les temps et pourtant ils continuent à faire des vidéos qui font rire les gens sur des sujets très sérieux sans aucune crainte. C’est quelque chose que l’on s’efforce aussi de préserver à chaque fois.

J’ai l’impression que c’est souvent Rob par ailleurs qui paie les frais. A chaque foisn il est soit victime, soit bourreau… Qu’est-ce qui ne vas pas chez lui ? (Rires)

Simon : Rob est un gars plutôt compliqué (Rires). Personne ne sait ce qu’il a dans la tête. Nous sommes réellement en train de développer son personnage et vous le verrez très prochainement dans une vidéo qui sortira cet été (ndlr Greatness).

Vous avez eu l’opportunité de jouer vos nouvelles chansons lors d’un tour américain. Comment vos fans ont alors accueilli « Technology » sur scène ? 

Simon : Très bien !

Matt : (Rires) En fait, nous n’avions pas réellement joué nos vieilles chansons là-bas, le public n’a donc pas vraiment pu faire la comparaison mais ça a plutôt bien marché.
On commence à peine à tourner aux USA. Nous avons dû nous y rendre peut-être que 2 fois. C’est un marché encore relativement nouveau pour nous. Nous nous sommes bien amusés. Nous avons vraiment passé de bons moments là-bas. La foule y était très réceptive et semblait vraiment apprécier ce que nous faisons.

Déjà une nouvelle chouchoute à jouer en live que vous avez hâte de partager ce soir ?

Matt : Sans doute The Blues. Du point de vu de la batterie, c’est vraiment sympa à jouer. Malheureusement nous n’avons pu jouer ces nouvelles chansons que sur deux semaines mais celle-ci est vraiment bonne.

Pour plus de contenu sur Don Broco, clique ici afin de découvrir leurs photos du Warped Tour ou ici pour le live report parisien.

 

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