Chronique: Canadian Pop Punk isn’t dead, découvrez « Hello, It’s You », le nouveau Bearings

Le Pop-Punk et le Canada, une longue histoire d’amour

La Californie n’a jamais eu le monopole du Pop Punk. Depuis toujours d’irréductibles canadiens résistent. Dès les années 80, la scène Pop Punk est énervée et politiquement engagée.
Propagandhi, Gob ou encore plus tard The Weakerthans, vont drastiquement changer la donne.
Ils font partis de ces groupes qui offriront au Canada les armes pour tenir face à un Pop Punk américains un brin plus exubérant et dessineront la scène actuelle. Plus dans l’émotion et l’énergie feelgood, le Pop Punk des années 2000 est proche des adolescents, de cette génération qui se sent incomprise mais bien décidée à oublier ses problèmes au cœur des mosh pits.

Les têtes brulées de Reset deviendront les nouveaux meilleurs amis des ados des années 2000, Simple Plan; Rejoints par SUM 41, Avril Lavigne, Marianas Trench ou FM Static pour les plus connus, ils vont donner au genre une nouvelle dimension. Même pousser sur le devant de la scène, le son canadien reste simple, sincère, accessible, fun et surtout, bourré de paradoxes, donnant au genre un peu plus de profondeur.

Hello, It's You | Bearings

Hello, It’ s You – Bearings

Avec ce deuxième album, Bearings explore la dualité douce-amère de la rupture amoureuse. Douleur du souvenirs et espoir d’un renouveau, sont représentés avec justesse à travers paroles poignantes plaquées sur rythme chill et dansant. Plus que jamais, le groupe exploite cette double carte. Il rejoint ainsi le mood général d’une scène Pop Punk canadienne prometteuse dans laquelle on retrouve Seaway, Locket ou encore Like Pacific. Côté sonorité, Bearings s’enivre des années 80 pour réussir à nous faire danser sur des paroles un poil déprimantes comme « Eternity to nothing« , « Wherever you are nowYou‘re breaking my heart now. » ou « No one is gonna love me like you did. »

C’est aussi le moment des nouvelles expériences avec les plus douces Slowly, Slowly et Dreams. Dernière le travail de post-prod, on reconnait sur ces morceaux la patte de Courtney Ballard, producteur de Waterparks. Si le choix est étonnant, il donne un rythme intéressant à l’opus.

Diversité d’ambiance et nouvelles expériences se rencontrent sur le dernier titre de l’album, Transient Colours. C’est un peu la carte d’identité de Hello, It’s Me. En écoutant simplement ce titre, on arrive à cerner l’essence même de cet album. Toujours un peu plus audacieux et fun, le groupe tente même l’harmonie old school en début de piste (nous rappelant un brin l’air de My Sharona de The Knack). C’est aussi le moment de briller pour la rythmique. Basse et batterie se font plaisir et la joie est assez communicative.

On retrouve également de vieilles amies telles que So Damn Wrong et Fell It All. Le coup de cœur persiste sur Sway et Super Deluxe qui n’ont pas fini de nous faire danser mais on se découvre une nouvelle passion pour la rayonnante Over Now et son riff de guitare hypnotique.

Fun et nouvelles expériences, voilà ce qui résume assez bien le successeur de Blue In The Dark.
Si le groupe s’autorise quelques expérimentations, c’est pour marquer encore plus fortement son identité. On s’imagine assez facilement reconnaître le son Bearings quand on l’entendra et on pense fortement qu’il y aura un avant et un après Hello, It’s You.

Nos petites préférées : Sway, Transient Colours & Super Deluxe … pour leur énergie communicative.


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