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PVRIS était le mois dernier à Paris pour un concert événement au Trabendo, un timing parfait pour rencontrer Brian et parler de leur nouvel album à venir en août prochain, de leur tournée avec Muse et Thirty Seconds to Mars, du combat des femmes pour plus de reconnaissance sur la scène rock actuelle et bien plus encore.
Brisons le miroir et partons à la découverte de ce qui se cache entre le Paradis et l’Enfer…

pvrCrédit Photo : DR

Bonjour Brian ! Nous sommes aujourd’hui à Paris et on se voit donc obliger de poser la fameuse question…Pourquoi avoir choisi ce nom pour votre groupe ? Avez-vous une relation particulière avec notre ville ?

Brian : A vrai dire, au début nous avions choisi le nom de Paris avec l’orthographe « P.A.R.I.S » comme la ville elle-même mais nous avons dû changer en « P.V.R.I.S » parce qu’il y avait déjà un groupe qui porté le nom protégé « PARIS ».  Nous l’avons donc changé. De toutes manières, il est beaucoup plus facile de nous trouver avec « P.V.R.I.S ». Nous avons choisi ce nom car un jour, Lyndsey était en classe, elle la entendu et elle s’est dit : « Ça pourrait être un nom de groupe vraiment sympa ». Ce nom collait parfaitement tout simplement car nous sommes vraiment semblables à la ville en elle-même. Il y a en fait ce côté sombre à Paris mais en même temps, il y a tant de beauté à l’intérieur. Ce nom ne pouvait qu’être raccord.

Tu parles quelques mots de français ?

Brian : Oui,  je connais quelques mots comme « Merci » et « C’est ma maison ». Je sais ça et m’en rappelle bien car la première fois où je suis venue ici, une fan me l’a dit comme « My House » est le titre d’une de nos chansons.

Malheureusement, cela paraît de plus en plus difficile pour les femmes de nos jours pour percer dans le rock. Comment penses-tu que Lynn se sent par rapport à ça ?

Brian : C’est la rockstar number one dans mon cœur. Vous savez avec les gars nous la connaissons vraiment bien et nous ne sommes pas du style à dire « On mais c’est une femme… ». Elle est tout simplement une belle personne pour nous et une grande artiste féminine. C’est une figure très forte de notre scène actuelle et elle a tout à fait la voix que nous recherchions pour ce groupe. Elle a une voix fantastique.

Mais pourquoi penses-tu personnellement que ça reste aussi difficile pour elles ?

Brian : Il semble que les gens perçoivent les femmes dans la scène rock comme si elles n’étaient pas en mesure de faire ce que nous les hommes pouvons faire. Ce qui est totalement faux car la plupart de mes artistes préférés sont des femmes. Elles sont beaucoup plus badass. Cela ne devrait même plus être un problème mais ça l’est malheureusement et ça m’attriste. Lynn est sans aucun doute cette voix qui peut montrer aux autres et à cette industrie que les femmes peuvent en faire autant que les hommes et qu’il faut continuer à foncer, à poursuivre la lutte et d’emmener les femmes avec nous en tournée. S’il vous plaît, montrez ce que vous pouvez faire. Ne laissez personne vous dire que vous ne pouvez pas faire quelque chose en raison de votre sexe. Une des premières choses que les gens vous diront c’est que vous ne pourrez pas faire ce que vous souhaitez car « ces choses sont pour les hommes »… A quoi il faut répondre : « Ecoute mec, je vais continuer à faire mon truc. Je vais vous prouver que vous vous trompez. » Et c’est ça que j’adore avec Lynn parce qu’elle est l’une des femmes les plus fortes que je connaisse.

PVRIS possède son propre univers avec une ambiance particulièrement rock et chic comme nous pouvons voir dans vos vidéos et également dans vos artworks. L’esthétique a-t-elle une importance toute particulière pour vous ? Comment vous viennent ces idées ?

Brian : Oui, c’est vraiment important. Visuellement, nous avons voulu garder une certaine esthétique pour le style de notre groupe. Nous sommes un peu coincés avec d’une certaine façon et il est important de garder cette esthétique pour chacune de nos vidéos. Lynn et notre directeur s’assoient à chaque fois et parlent ensemble pour assembler les morceaux, essaient de tout faire s’accorder au mieux et connectent les paroles avec le visuel. Ils nettoient tout ce bazar artistique et créer notre univers. Pour le dernier album, nous avons réalisé une vidéo pour chacune de nos chansons et avons voulu vous transporter au travers d’elles avec le miroir comme portail. Vous pouvez ainsi voir l’histoire à travers lui. Lynn et notre directeur travaillent tellement bien ensemble et arrivent parfaitement à tous faire correspondre.

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Dans le premier teaser de votre prochain album, Lynn brise le miroir, cela symbolise-t-il la fin de quelque chose ?

Brian : Je dirais que cela symbolise un peu la fin d’une aire pour notre groupe. Oui, c’est typiquement ça : c’est fini maintenant, il est temps d’aller de l’avant et de montrer à tout le monde le nouveau matériel, les nouveautés, à quel point nous avons grandi et tout ce qui s’est passé depuis ces dernières années.

La tendance actuelle chez les groupes rock est de changer totalement leur son et donc leur identité. Que penses-tu de ce renouveau ? Te vois-tu un jour emprunter ce chemin-là ?

Brian : Je n’ai jamais vraiment tourné mon regard vers l’avenir. Je veux juste vivre le moment présent. Tu sais, quand nous sommes en studio, nous ne nous forçons pas à être nous-mêmes, bloqués dans un style bien propre. Cela vient juste organiquement. Notre musique née de notre part d’ombre et je pense que « cela » restera toujours avec nous, mais parfois vous changez et c’est tout simplement… la vie.

Pourquoi avoir choisi l’extrait d’un poème d’Emily Dickinson pour votre nom d’album (All We Know of Heaven, All We Need of Hell) ? Y aura-t-il d’autres références littéraires dans cet opus ?

Brian : Lynn aime beaucoup Emily Dickinson et nous en a parler. Le terme semblait coller parfaitement avec l’esprit de l’album parce qu’il possède un petit goût de Paradis et d’Enfer en même temps. Je me rappelle avoir automatiquement fait la connexion à l’écoute de nos chansons et avoir pensé : « Les gens comprendront automatiquement le nom de cet album à l’écoute.». Je me souviens avoir tout simplement trouvé ça ultra cool quand elle nous a proposé ce nom, c’était juste très beau.

Est-il exact de dire que cet opus ne traite pas seulement du Paradis et de l’Enfer mais également de l’exploration de notre propre spiritualité ?

Brian : Oui, clairement. Quand nous avons fini l’enregistrement des chansons, nous nous sommes assis et avons écouté à nouveau les paroles et là, à ce moment précis, nous avons compris le travail que l’on avait réellement réalisé et tout ce que nous avons eu à traverser ces dernières années. Nous sommes depuis tellement longtemps maintenant. Nous avons eu nos propres batailles, nos hauts et nos bas. C’est vraiment difficile de se dévoiler au monde mais nous essayons d’être aussi forts que vous tous et nous nous libérons dans notre prochaine oeuvre. Nous espérons que vous l’aimerez.

Etes-vous tous croyants ou s’agit-il d’une simple expression artistique ?

Brian : J’aime à penser que nous sommes tous très spirituels. Comme je l’ai dit, je vis toujours au moment présent, je ne pense pas vraiment à ce qu’il y a après mais nos chansons ont ce petit quelque chose propre à l’idée de Paradis et d’Enfer. En écoutant les chansons de cet album vous ressentirez les deux côtés. C’est une histoire d’atmosphère et sensibilité émotionnelle.  

Tu dirais que vous êtes-vous plutôt ange ou démon ?

Brian : Nous sommes un peu ange et démon à la fois mais je pense que pour ma part je suis un démon ! (Rires) Je parle dans mon sommeil ce qui me donne ce petit côté possédé. (Rires)

Dans votre vidéo d’Heaven, vous mourrez tous. Peut-on s’attendre à une suite dans vos prochaines vidéos et peut-être vous découvrir au Paradis, en Enfer ou au Purgatoire ?

Brian : Ah ça, il vous faudra attendre pour le découvrir ! C’est un secret. Je ne peux pas vous en dévoiler davantage car nous voulons que les gens en veuillent toujours plus. La vérité c’est qu’on aimerait toujours partager tout avec vous mais il ne le faut pas. C’est mieux ainsi.

Hier (le 8 mai), vous avez joué une nouvelle chanson sur scène, Half. Que peux-tu nous dire sur ce morceau ?

Brian : Ce morceau est personnellement un de mes préférés de cet album. Je me sens nostalgique quand je l’entends et à chaque fois que nous la jouons sur scène je me dis « Oh c’est tellement bon ! ». Je l’aime beaucoup car c’est aussi de la matière nouvelle pour travailler. Elle sera présente sur le nouvel album et j’ai tellement hâte que vous découvriez tout simplement la version studio.

Elle a très bien été accueillie par le public…

Brian : Oh oui, c’était super ! On l’a déjà jouée trois fois sur scène, deux fois à Londres avant et une fois à Paris hier. A chaque fois que tu joues une nouvelle chanson tu vois très bien que le public ne sait pas vraiment comment réagir et Lyndsey les transporte avec elle, créé une énergie forte entre nous et la foule et c’est un peu comme s’ils connaissaient déjà tous la chanson. Il l’a reprenait en cœur. C’était génial.

Avez-vous eu l’opportunité hier de rencontrer vos fans ?

Brian : Oui, nous avons vu nos amis hier sur Paris. Normalement, nous jouons plus au cœur de la ville, hier nous étions plus en périphérie alors nous avons juste fait un petit tour dans les environs et avons rencontré nos fans et amis français. C’était une suberpe journée.

Par ailleurs, j’ai rencontré ton fanclub hier et ils m’ont dit de te rassurer en te disant qu’il est toujours vivant…

Brian : (Rires) Je suis heureux de l’apprendre. J’ai eu peur que tu me dises « Tu avais… ». J’étais en train de me dire « Oh non ! C’est fini….» mais heureusement il est toujours là, le fanclub se porte bien !

J’ai entendu dire à cette occasion que tu étais un blagueur, j’ai donc un challenge pour toi : Raconte-moi ta meilleur blague ?

Brian : Oh mon Dieu, ce n’est pas simple…Je ne suis pas vraiment un pro de la blague, je suis plus dans la mise en scène de scénarios drôles. Bon, voyons voir, une blague…La première fois où nous sommes venus à Paris pour un concert, un fan m’a demandé de dire des blagues sur scène et j’ai fait cette blague horrible : « Toc, toc », « Qui est là ? », « Banane », « Banana qui ? », « Toc, toc », « Qui est là ? », « Banana qui ? », « Toc, toc », « Qui est là ? », « Orange », « Orange qui ? », « Orange, heureux que je n’ai pas dit banane ? ». (Rires) Elle est très mauvaise, on est d’accord ? Et Lyndsey a sorti également « Vous voulez entendre une blague ?…» C’est La vie » et j’étais « Oh celle-là est vraiment bonne ». (Rires)

Vous serez bientôt en tournée avec 30 Seconds to Mars et Muse (actuellement). Peux-tu nous expliquer le concept derrière ce tour et comment cette idée est née ?

Brian : Nous avons eu la demande vraiment récemment. Au début, je pensais que c’était une blague parce qu’en fait quand nous avons commencé nous avions listé les groupes avec lesquels nous rêvions de travailler et Thirty Seconds to Mars et Muse en faisaient tous deux partis. J’ai été vraiment surpris mais je suis très heureux de les rencontrer. Nous ne nous connaissons pas mais nous aimons leur son donc ça va être vraiment génial !

Tomo et Christopher sont de grands bassistes, que pensez-vous de leur jeu ?

Brian : Oh, ils sont vraiment bons ! Leurs chansons ne sont vraiment pas faciles à interpréter. C’est drôle parce qu’il y a deux mois, nous étions en répétition et je me suis essayé sur Hysteria (de Muse) et c’était vraiment dur à jouer. Je me suis dit « Woo ! C’est quoi ce truc ?! ». Ça va être tout simplement incroyable de partager la scène avec deux bassistes emblématiques comme eux.

Et en tant que bassiste, si tu devais choisir une seule reprise de ces groupes, laquelle ferais-tu ?

Brian : Sans aucun doute je dirais Hysteria de Muse. C’est un grand défi pour un bassiste mais oui, c’est certainement la chanson que je préfère. Je pense que je dois apprendre à la jouer maintenant. Du moins je dois essayer. (Rires)

Une nouvelle tournée, un nouvel album… Tout semble vous sourire pour le moment mais sais-tu déjà ce qui suivra ?

Brian : Pour l’instant, nous voulons surtout être en tournée et nous amuser avec vous les gars. Nous sommes juste heureux de sortir cet album et de jouer dans différents lieux. Et bien sûr, nous serons de retour à Paris en novembre prochain. Nous avons déjà hâte de revenir sur scène ici parce qu’hier, c’était juste incroyable, une véritable bouffée d’air frais. PVRIS à Paris, c’est tout simplement parfait, cela devait arriver! Hier, nous avons joué nos nouvelles chansons et les réactions ont été incroyables alors revenir avec une matière nouvelle ça ne pourra qu’être mieux pour nous.

Pour finir, as-tu un message pour tes fans français ?

Brian : J’aime chacun de nos fans français. Vous êtes tous beaux et supers. On n’a hâte de revenir en novembre et de jouer de nouvelles chansons rien que pour vous. Ça sera génial ! Notre album sort le 4 août, alors ne le ratez pas !

Revivez leur concert exceptionnel au Trabendo avec notre live report et découvrez nos photos !

pvCredit photos : Sam San Roman pour Upset Magazine

5 commentaires sur « INTERVIEW – PVRIS « Nous avons eu nos propres batailles, nos hauts et nos bas. C’est vraiment difficile de se dévoiler au monde mais nous nous libérons dans notre prochaine oeuvre. » »

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