Chronique : Dirty Honey dévoile son premier album

Si vous aimez : Led Zeppelin, Black Crowes, Greta Van Fleet, Rival Sons, Guns N’Roses

Marc Labelle (chant), John Notto (guitare), Justin Smolian (basse) et Corey Coverstone (batterie) nous avaient envoûtés avec les très sexy Rolling 7s et When I’m Gone. Après un EP en 2019, ils reviennent aujourd’hui avec un premier album éponyme. S’ils n’ont pas eu la possibilité cette fois de travailler en direct avec leur producteur Nick DiDia (Rage Against The Machine, Pearl Jam, Bruce Springsteen…) , les garçons ont profité des restrictions dues à la pandémie pour s’investir davantage dans l’écriture et la production. Tous les membres ont mis la main à la pâte, ce qui a permis au groupe de redoubler de créativité et de se redécouvrir. Attention, qui dit covid, ne dit pas forcément album sur le confinement. Le groupe s’est essayé à un exercice assez périlleux quand on est coincé entre 4 murs : écrire sur la vie d’avant comme si elle n’avait jamais cessé d’exister. Pour ce qui est des concerts, même topo : le virus ne changera pas leur musique et la façon de la ressentir, pas de livestream ! Le Hard Rock ça se ressent en live dans une fosse remplie de joie, accoudé à un bar ressentant les vibrations de la basse, au premier rang les yeux rivés sur le manche de la guitare lors des solos… Dirty Honey ne s’imaginent pas une seconde vous ambiancer en douceur bien calé au fond de votre canapé et de ne pas pouvoir donner tout de suite à leurs fans l’occasion de vivre une expérience musicale live les attristent énormément. On peut tout à fait les comprendre. La musique ne peut pourtant rester en pause bien longtemps. Si l’album nous est finalement livré, pour les tournées, il faudra attendre.

L’opus n’est peut-être globalement pas très varié mais il est dépaysant et fidèle aux racines Hard Rock californienne du groupe. Mettre l’album en route, c’est être directement transporté sur Guitar Row, alias Sunset Boulevard. Voix typique très aiguë et rocailleuse des années 70/80, gros son de batterie, solos de guitare, à l’instar de groupes comme Greta Van Fleet ou Rival Sons, Dirty Honey gagne la nouvelle scène avec un son hors du temps. C’est un voyage musical pour les oreilles comme pour les sens.

On apprécie les riffs de Tied Up et No Warning, la batterie de The Morning et Gypsy et la touche blues du dernier titre Another Last Time.

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