Ce vendredi 7 octobre deux groupes anthologiques du mouvement punk sortaient leur dernier opus : Green Day avec Revolution Radio et Sum 41 avec 13 Voices ! Vous hésitez à casser votre tellière ? On vous aiguille !

A toi qui était dans un grand embarras vendredi dernier à devoir faire un choix draconien entre Sum 41 et Green Day, un album dans chaque main et les neurones qui surchauffent à se demander « Est-ce raisonnable? »… Nous te comprenons!

Difficile de comparer les deux groupes car bien loin du punk pure, Green Day et Sum 41, nous proposent un son radicalement différent mais les œuvres se valent-elles à leur juste valeur ?

13 Voices – Sum 41, l’album sous stéroïdes.

De nature survitaminé, 13 Voices est un peu le juvamine de la musique, rappelant ainsi l’époque Half Hour Of Power. En bref, c’est du lourd ! Ne vous laissez pas bercer d’illusion par la longue intro musicale de l’album qui vous berce avec ses violons. A Murder Of Crows est un morceau tout en puissance qui vient titiller notre curiosité et qu’on s’imagine parfaitement vivre en live. On part cependant vite vers d’autres horizons musicales. Sum 41 fait hurler les guitares et la batterie s’affole dès le deuxième morceaux, Goddam I’m Dead Again. On gardera ce rythme soutenu pendant la majeur partie de l’album avec un gros coup de cœur de la rédac’ pour God Saves Us All (Death to POP). Ne cherchez pas de slows du type With Me ou Pieces. L’album se pose un peu plus le temps de la chanson de la rédemption, War, ainsi que pour Breaking The Chain, mais ce chemin est très peu exploré. On regrettera toute fois ce choix qui à l’inverse emballera peut-être plus certains puristes. 13 Voices, c’est la chanson qui a donné sont nom à l’album et il faut avouer qu’elle est assez efficace. Autre coup de cœur de cet album, Twisted By Design, dernier titre de l’album, qui mélange cette ambiguïté rock entre douceur et puissance.

Loin d’être le meilleur Sum 41 (oui notre cœur bat toujours pour Chuck), 13 Voices reste tout de même un très bon opus. On peut regretter le manque d’originalité de l’album et son rythme un peu trop effréné mais on remarquera que la recette, bien que facile, reste toujours aussi efficace et là où certains y verront de la facilité d’autres y verront la preuve d’un talent intemporel. Cet album est un véritable booster d’énergie et se prête idéalement au live. J’espère que vous raffolez des pogos car le Don’t Call It a Sum-Back Tour risque d’être bien mouvementé.

Revolution Radio – Green Day, l’album révolté.

Green Day est de retour pour ce 12ème opus avec un album qui sent bon la révolte à l’image d’American Idiot. On vient nous cueillir en douceur avec Somewhere Now qui possède indéniablement la patte Green Day des débuts 2000. Mené par le mouvement Black Lives Matter, le chaos du terrorisme et les élections présidentielles délicates dans lesquelles les USA sont lancés, Revolution Day nous offre des titres révoltés comme Bang Bang, Say Goodbye ou encore le très explicite Trouble Times. Tout comme Deryck Whibley, Billie Joe Amstrong s’est battu contre son addiction à l’alcool et traite du sujet avec profondeur à travers Still Breathing et Somewhere Now.  Coup de cœur pour le mélodieux Outlaws dont la mélancolie sonne à nos oreilles tel le nouveau 21 Guns. L’album se termine sur Ordinary World, une ballade à la guitare acoustique, douce berceuse qui sonne le glas.

Le retour aux sources est indéniable et fait clairement du bien. On retrouve le trio en pleine forme et il n’a pas lésiné sur le travail entre textes revendicateurs et lourds de sens, et mélodies punk à souhait.

L’inspiration s’épuiserait-elle ? Comme Sum 41, Green Day va piocher dans ses succès d’hier pour construire ceux de demain. L’album est très bien ficelé et ne laisse pas de temps à l’ennuie. On sent même de futurs tubes se dessiner tels que Revolution Radio, Bang Bang ou encore Ordinary World dont la lyric video vient tout juste de sortir.

Verdict ?

On aura une légère préférence pour Revolution Radio qui se vaut plus travaillé et représentatif du groupe emblématique de punk qu’est Green Day. On garde tout de même 13 Voices dans notre playlist et on n’hésite pas à le ressortir pour se donner un petit coup de booste. Reste à attendre début 2017 pour voir ce que ces titres valent sur scène. On ne sait pas vous mais nous nous avons déjà nos places pour Green Day le 3 février à Bercy et pour Sum 41 le 22 au Zénith. Alors on se dit à très vite !

3 commentaires sur « Chronique : Battle punk – Green Day VS. Sum 41 »

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